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Régionales



Les prochaines élections régionales auxquelles nous sommes appelés dans moins de 5 semaines revêtiront une importance nouvelle et particulière au moins à trois égards.

D’abord, et parce que ce sont des élections territoriales, elles concerneront au plus près nos concitoyens à travers le développement économique et l’accompagnement des entreprises, l’emploi, l’apprentissage et la formation professionnelle, l’Université et la Recherche. De même elles toucheront nos déplacements quotidiens avec les TER, les transports routiers, comme certains équipements à vocation touristique et culturelle…

C’est d’abord sur ces sujets que les prochains élus régionaux devront se pencher, choisir et arbitrer entre les attentes des métropoles, des villes moyennes, des communautés et communes rurales, car on l’ignore trop souvent : entre l’Etat impécunieux et les départements de plus en plus chargés par les dépenses sociales, les Régions sont désormais en première ligne pour ne pas laisser à l’abandon les territoires les plus fragiles.

En second lieu, les élections régionales auront fatalement une dimension politique nationale, d’autant plus forte qu’elles se dérouleront sur les 2/3 du territoire dans un cadre géographique élargi et quelque peu bouleversé.

Si, en effet, nous avons pu sauver et maintenir les Pays de Loire (qui étaient menacés de démembrement), hormis la Bretagne, le Centre, PACA, la Corse et, curieusement,  l’Ile de France, les autres régions ont vu leur périmètre considérablement agrandi, à l’image de l’Aquitaine-Poitou-Charente-Limousin, Rhône-Alpes-Auvergne ou Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes…

Cela aura au moins deux conséquences : l’éloignement des élus risque fort d’accroitre le poids des « étiquettes » politiques au détriment de l’ancrage territorial des candidats ; la gestion des Régions et leur relation aux départements sera certainement plus lourde et plus compliquée.

Troisième aspect au moins aussi important : les Régions ont hérité de la gestion des fonds territoriaux européens. Ce ne sera pas leur moindre responsabilité que d’entretenir avec les services de Bruxelles des relations étroites et  confiantes qui conditionneront le bon usage de ces fonds.

C’est l’occasion, là aussi, de le rappeler : l’avenir de notre pays et de nos territoires est également européen. Ne craignons pas de le réaffirmer.

 

                                                                                                                              Michel Piron

Député du Maine-et-Loire

co-président de l’Institut

site de Michel Piron


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